dimanche 23 octobre 2016

"ESPERANDO LA CARROZA"


« Esperando la carroza » est un film comique argentin réalisé en 1985 par Alejandro Doria sur l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite en 1974 par l’écrivain uruguayen Jacobo Langsner.
De nombreux acteurs célèbres, comme Antonio Gasalla, Enrique Pinti, China Zorrilla, Luis Brandoni et Betiana Blum, ont joué les rôles principaux dans cette histoire folle.
Actuellement le film est considéré un classique du cinéma argentin du genre burlesque.
Dans cette histoire, Mamá Cora, une octogénaire, ses quatre enfants et ses belles-filles forment une comédie autour d’une famille argentine des années ‘80. Mamá Cora vit avec son fils Jorge et sa belle-fille Susana qui sont dans une mauvaise situation économique. Cette situation et en plus le manque d’espace et les conflits avec Mamá Cora, conduisent Susana à demander de manière désespérée à Sergio (frère de Jorge) de partager la garde de la vieille femme.
Au milieu d’un déjeuner de dimanche en famille, un tas de récriminations, rancœurs et jalousies déchirent alors les membres de la famille et personne ne veut assumer la responsabilité de prendre soin de Mamá Cora. Pendant cette discussion, elle s’en va et finit dans la maison de sa voisine qui lui demande de garder son enfant quelques heures. La disparition imprévisible de Mamá Cora conduira pourtant à la réconciliation.

Auteure: Lucía Sosa Verna

MARCOS LÓPEZ

MARCOS LÓPEZ


Marcos López est un photographe et plasticien argentin ultrabaroque et ironique né en 1958 à Santa Fe.

Il commence sa carrière dans les années 1970 en autodidacte et en 1993 il publie son premier livre nommé « Retratos ». Cette même année, il gagne le premier prix Andy Goldstein Fondation pour une série de portraits en noir et blanc.

Tout au long de sa profession il réalise des portraits, au début en noir et blanc, et puis en couleur. Ses œuvres se caractérisent pour être des images de fiction et même bizarres, avec des couleurs saturées et des réminiscences du Pop Art, qui génèrent toujours une critique amusée de la société de consommation.

Son travail s’articule autour d’une réflexion sur l’identité argentine et il joue toujours avec les pôles extrêmes de l'agréable et le désagréable. Ses œuvres contiennent à la fois le matériel et la beauté, tout en ayant un mauvais goût et en touchant le bizarre.

Les caractéristiques physiques de chacun de ses personnages sont en général respectées étant stylisés et brillants, entourés par des objets très colorés, en faisant référence au plastique, à l’artificielle et pas cher.



Auteure : Lucía Sosa Verna


LE BOMBO LEGÜERO



LE BOMBO LEGÜERO

Le bombo legüero est l'instrument de percussion le plus populaire du folklore argentin. Il est apparu après l´arrivée des Espagnols. A l'époque précolombienne, les habitants jouaient déjà du « bombo nativo », traditionnel pour les fêtes et les célébrations.

Dans la recherche d´un son plus grave et de lui permettre de se démarquer des instruments espagnols, le bombo fut modifié et le bombo legüero est né. On dit qu´il peut s´entendre à plusieurs lieues (legüas) de distance, d´où son nom. Le bombo legüero est originaire de Santiago del Estero mais il s´imposa sur tout le territoire argentin dès le XIXe siècle.

C´est un instrument de percussion de la famille des membranophones; il est formé d´un tronc creux de soixante centimètres de hauteur. On utilise de préférence du bois de ceibo (ou erythrina crista galli ou bucaré) afin d´assurer un meilleur son et une vie plus longue à l´instrument. Mais, en raison du coût de ce bois, il est commun de voir des bombos legüeros fabriqués en guatambú (ou Balfourodendron riedelianum ou yvyra ñeti) ou à partir d´autres bois.

Il possède deux membranes de cuir de chèvre, de brebis, voire d´âne ou d´agneau dans certaines régions, le tout étant maintenu par des pièces de cuir autour desquelles s’agrémentent des anneaux de bois, généralement de palo blanco (ou Calycophyllum multiflorum).

L’interprète s´appelle le « bombista ». Il ne joue jamais directement avec les mains, il frappe avec des baguettes doublées de cuir sur chaque partie de l´instrument : la peau, le bois et le cuir, ce qui lui permet d´obtenir une grande diversité de timbres. Parmi les bombistas qui ont marqué leur époque, on peut citer Domingo Cura (1929-2004) ou Carlos Rivero (né en 1957). Le bombo legüero se joue le plus souvent debout, accroché en bandoulière, ou sur un support.

Il est omniprésent et fondamental dans le folklore argentin, on le retrouve dans la zamba (danse traditionnelle), la vidala (composition poétique accompagnée de musique), le malambo (danse typique de Rio de la Plata), entre autres.

Auteur : Adrien Bisson


JUAN MANUEL FANGIO

Juan Manuel Fangio est un pilote automobile argentin né le 24 juin 1911 à Balcarce et mort le 17 juillet 1995 à Buenos Aires. Il est considéré comme l’un des meilleurs pilotes de l'automobilisme mondial de tous les temps. Il a été cinq fois champion du monde de Formula 1: en 1951 avec Alfa Romeo, en 1954 avec Maserati et Mercedes Benz, en 1955 avec Mercedes Benz, en 1956 avec Ferrari et en 1957 avec Maserati. Il a également obtenu les sous-championnats de 1950 et 1953.

Jusqu’à aujourd’hui, il reste le pilote avec une meilleure moyenne de victoires, et le seul qui a gagné des championnats mondiaux avec 4 écuries automobiles différentes.

 Fangio a eu le record de plus de championnats mondiaux gagnés jusqu'à 2003 où il a été surpassé par Schumacher qui, en 2001, avait dit: “je ne crois pas qu'il soit juste de me comparer à Fangio, il a été très supérieur à nous”.

 Selon une étude scientifique, Juan Manuel Fangio a été le meilleur pilote de l'histoire de la Formule 1. Dans cette étude, faite par l’Université de Sheffield, on affirme que le 85% du succès dépend de l’automobile. En éliminant le facteur de la qualité de l’automobile et en mettant l’accent sur le talent des pilotes, ils sont arrivés à la conclusion que Fangio a été le meilleur de l'histoire; suivi d’Alain Prost et de Fernando Alonso.

Auteur : Matías Romano

 CHE 


Si nous sommes dans un autre pays et que nous écoutons l’expression che! nous savons qu’il y a un Argentin près de nous. Les Argentins utilisent cette expression comme un « eh » ou un « oh! », une interjection, un vocatif employé phatiquement, pour attirer l’attention de la personne avec laquelle on parle.

Il est difficile de connaître l’origine de cette expression, mais il y a beaucoup de théories:

En italien (et nous parlons de l’italien en raison de toute l’immigration qu’il y a eu) “c’è” veut dire “il y a”, peut-être par transformation l’expression soit-elle devenue che, signifiant “qu’est-ce qu’il y a?”. Mais, il y a d’autres théories qui disent qu’il dérive d’un dialecte italien, le cocoliche de Venise, dans lequel l’expression a le même sens qu’en Argentine.

En Mapuzugun, une langue parlée par les aborigènes du sud de l’Argentine, che veut dire “les gens”, alors l’expression serait née pour signifier “les gars”.

En Quechua, une langue originaire aussi, cette expression existe, et s’utilise dans les mêmes contextes.

Le che est une expression utilisée aussi en Bolivie, au Paraguay, en Uruguay et un peu au Brésil aussi, mais le lieu où elle est vraiment importante et populaire est l’Argentine. En fait, le che Guevara, un révolutionnaire qui reste l’une des figures les plus importantes pendant la révolution de Cuba de 1959, a été appelé ainsi parce qu’il était argentin et il utilisait beaucoup cette expression.

En fait, l’expression en Argentine est tellement utilisée que quand les autres pays parlent de l’Argentine, ils utilisent che comme si c’était un adjectif, par exemple, l’équipe che , le jeune homme che.


Auteur : Matías Asensi

CARLOS GARDEL


CARLOS GARDEL

Carlos Gardel est le chanteur de tango le plus célèbre du monde. Connu aussi comme “el Zorzal Criollo” (litorne), “El Morocho del Abasto” (l’homme brun du quartier de l’Abasto) ou, ironiquement, “El Mudo” (le muet), sa voix de baryton et le dramatisme qu’il utilisait pour ses chansons c’est ce qui l’ont rendu célèbre. Parmi ses chansons les plus populaires nous pouvons trouver “Cuesta abajo”, “El día que me quieras”, “Melodía de arrabal”, entre autres.

Il ne fut pas seulement un chanteur mais aussi un acteur. Parmi les films dans lesquels il a joué on peut citer “Las luces de Buenos Aires” (les lumières de Buenos Aires) et “La casa es seria” (la maison sérieuse). Même si ces films ne sont pas dans la mémoire du peuple argentin ils ont aidé à la diffusion de ses chansons et de sa beauté. 

Par rapport à sa vie romantique, il savait bien que sa popularité venait en partie de son charme. Alors, pour garder le mystère il faisait un effort énorme pour conserver sa vie amoureuse secrète. Il n’a eu qu’un grand amour, Isabel del Valle, qu’il a aimée pendant 10 ans et dont la relation a été un secret absolu. Malheureusement, la relation s’est dégradée lorsqu’elle a trouvé un autre homme et est partie en Uruguay.

Gardel est mort dans un accident d’avion en 1935 à Medellin. Dans l’avion se trouvait aussi son collaborateur et parolier Alfredo le Pera. Sa mort a été un coup dur pour tous ses admirateurs et, spécialement, pour toutes ses admiratrices.

Il y a des faits intéressants en ce qui concerne sa mort: son corps a dû attendre deux mois pour arriver en Argentine. Il y a des personnes qui disent, comme l’historien Felipe Pigna, que sa mort a fait détourner l’attention des argentins de certains problèmes de la société argentine de l'époque.

Gardel est, sans doute, la figure la plus importante pour l’histoire du tango.

Auteur: Matías Asensi

LE PATO

Les gauchos furent les premiers à jouer au pato, sport purement argentin dont le nom signifie «canard». A l'époque, le jeu opposait deux équipes de cavaliers : un joueur de chaque équipe devait tirer sur les poignées d'un sac en cuir contenant un canard jusqu'à ce que l'un d'eux lâche prise. Le vainqueur du duel devait alors partir au galop, devant l'équipe adverse qui  le poursuivait armée de fouets. Le sport étant dangereux, il fut interdit en 1882.

Il fut toutefois relancé dans les années 1930 avec de nouvelles règles qui sont sensiblement les mêmes qu´aujourd´hui : deux équipes de quatre cavaliers doivent tenter de lancer le Pato dans le panier de l'adversaire, à l'autre bout d'un grand terrain en herbe. Le pato d´aujourd´hui est un ballon de cuir à six poignées de la dimension d´un ballon de football. Les chevaux utilisés sont appelés des chevaux criollos. Les cavaliers se font des passes afin d´atteindre le panier adverse. Il existe des règles strictes durant les courses et lors de la saisie du pato.

L´élément caractéristique du jeu est la cinchada, la saisie du ballon au sol. Elle est sujette à des galops extraordinaires. Elle    s´effectue toujours avec la main droite, l´autre main restant accrochée aux rênes car le cavalier n´a pas le droit de s´aider de sa selle. Il doit par contre, une fois le pato en main, tendre son bras droit afin de l´« offrir » à son adversaire, que le pato reste à portée de main de l´adversaire, en d´autres termes, ne pas refuser le combat. Ne pas « offrir » le pato s´appelle une negada et constitue une infraction.

Le premier tournoi de pato a eu lieu en 1941 et les premiers vainqueurs furent les Corrales. En 2015, ce sont les Mochitos qui ont remporté le tournoi, pour la troisième fois en quatre ans. Le club le plus titré est celui des Barrancas del Salado, un club du quartier porteño de Belgrano, avec 15 titres entre 1968 et 2005.

Le pato s´est exporté dès 1930 en France par l´intermédiaire d´un militaire de l´armée française, le général Clave, qui modifia certaines règles pour donner naissance au horseball. En Afghanistan, le buzkashi, issu du pato, garde un aspect ancestral. Les tchopendoz, c’est-à-dire les cavaliers, sont au nombre de dix par équipe et doivent rapporter une tête d´animal fraîchement décapitée hors des limites du terrain.
 

Auteur : Adrien Bisson