LE BOMBO
LEGÜERO
Le bombo
legüero est l'instrument de percussion le plus populaire du folklore
argentin. Il est apparu après l´arrivée des Espagnols. A l'époque
précolombienne, les habitants jouaient déjà du « bombo nativo »,
traditionnel pour les fêtes et les célébrations.
Dans la recherche d´un son plus grave et de lui permettre de se démarquer
des instruments espagnols, le bombo fut
modifié et le bombo
legüero est né. On dit qu´il peut s´entendre à plusieurs lieues (legüas) de
distance, d´où son nom. Le bombo legüero est
originaire de Santiago del Estero mais il s´imposa sur tout le territoire
argentin dès le XIXe siècle.
C´est un instrument de percussion de la famille des membranophones; il est
formé d´un tronc creux de soixante centimètres de hauteur. On utilise de
préférence du bois de ceibo (ou erythrina crista galli ou bucaré)
afin d´assurer un meilleur son et une vie plus longue à l´instrument. Mais, en
raison du coût de ce bois, il est commun de voir des bombos legüeros fabriqués
en guatambú (ou Balfourodendron riedelianum ou yvyra ñeti)
ou à partir d´autres bois.
Il possède deux membranes de cuir de chèvre, de brebis, voire d´âne ou
d´agneau dans certaines régions, le tout étant maintenu par des pièces de cuir
autour desquelles s’agrémentent des anneaux de bois, généralement de palo
blanco (ou Calycophyllum multiflorum).
L’interprète s´appelle le « bombista ». Il ne joue jamais directement avec
les mains, il frappe avec des baguettes doublées de cuir sur chaque partie de
l´instrument : la peau, le bois et le cuir, ce qui lui permet d´obtenir une
grande diversité de timbres. Parmi les bombistas qui
ont marqué leur époque, on peut citer Domingo Cura (1929-2004) ou Carlos Rivero
(né en 1957). Le
bombo legüero se joue le plus souvent debout, accroché en bandoulière,
ou sur un support.
Il est omniprésent et fondamental dans le folklore argentin, on le retrouve
dans la zamba (danse
traditionnelle), la vidala (composition
poétique accompagnée de musique), le malambo (danse
typique de Rio de la Plata), entre autres.
Auteur : Adrien Bisson
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