dimanche 23 octobre 2016


 JORGE LUIS BORGES


Quand on pense aux grands écrivains argentins du XXème siècle, on évoque de manière incontournable le nom de Jorge Luis Borges. Il a enrichi et marqué la littérature argentine avec son emploi subtil et ironique de la langue, avec une  manipulation exacte de la sémantique et de la syntaxe. 

Le profil de Borges comme narrateur de fictions courtes est étroitement lié à sa vocation pour l’essai érudit et la composition poétique. Ses textes charment avec des paysages de villes réelles et imaginaires, des temps circulaires, qui se répètent, des hommes qui sont tous les hommes, des points qui contiennent tous les espaces du monde, des chemins qui bifurquent, des labyrinthes qui peuvent être de sable, qui peuvent être des bibliothèques ou, simplement, la géométrie des villes. L’artifice, l’infini, l´éternité, la vastitude du temps et de l’espace, le chaos et le cosmos, les miroirs, les tigres se trouvent tout au long des pages borgésiennes.

En tant qu’auteur universel et argentin, il y a parmi ses fictions le monde européen (et surtout britannique, que Borges acquit de son lignage paternel), la culture orientale mais aussi un certain univers argentin (qu’il reçut de ses ancêtres maternels, de branche créole) dessiné sur une idée singulière de Buenos Aires, de ses bords, ses lisières, sa plaine...

Né en 1899 et mort en 1986, Borges est maintenant immortalisé par son œuvre. En se promenant par le pays, on trouvera dans chaque librairie ses livres en vitrine et partout des phrases qu’il a laissées, qu’il a léguées à la culture argentine et à la pensée universelle.
Auteure : María Paula Salerno

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