JORGE LUIS BORGES
Quand on pense
aux grands écrivains argentins du XXème siècle, on évoque de manière
incontournable le nom de Jorge Luis Borges. Il a enrichi et marqué la
littérature argentine avec son emploi subtil et ironique de la langue, avec une
manipulation exacte de la sémantique et de la
syntaxe.
Le profil de
Borges comme narrateur de fictions courtes est étroitement lié à sa vocation
pour l’essai érudit et la composition poétique. Ses textes charment avec des
paysages de villes réelles et imaginaires, des temps circulaires, qui se
répètent, des hommes qui sont tous les hommes, des points qui contiennent tous
les espaces du monde, des chemins qui bifurquent, des labyrinthes qui peuvent
être de sable, qui peuvent être des bibliothèques ou, simplement, la géométrie
des villes. L’artifice, l’infini, l´éternité, la vastitude du temps et de
l’espace, le chaos et le cosmos, les miroirs, les tigres se trouvent tout au
long des pages borgésiennes.
En tant
qu’auteur universel et argentin, il y a parmi ses fictions le monde européen
(et surtout britannique, que Borges acquit de son lignage paternel), la culture
orientale mais aussi un certain univers argentin (qu’il reçut de ses ancêtres
maternels, de branche créole) dessiné sur une idée singulière de Buenos Aires,
de ses bords, ses lisières, sa plaine...
Né en 1899 et
mort en 1986, Borges est maintenant immortalisé par son œuvre. En se promenant
par le pays, on trouvera dans chaque librairie ses livres en vitrine et partout
des phrases qu’il a laissées, qu’il a léguées à la culture argentine et à la
pensée universelle.
Auteure : María Paula Salerno
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